Chaque chanson commence par des phrases volées.
Je découpe des phrases dans tout ce qui passe devant moi — films, médias, conversations, mes propres écrits — et je les garde dans un carnet jusqu’à ce qu’elles commencent à former des histoires. Ensuite je les traduis, d’une langue à l’autre, jusqu’à ce que ce qui revient ne soit plus ce qui était parti. C’est précisément pour cela que je le fais.
Ce qui survit, je le chante. La composition se construit autour de la voix, après elle, jamais en dessous.
Je cherchais un nom qui contiendrait toutes les femmes. Un voyage en Inde a fait d’Uma le seul possible, et le nom d’un personnage en a fait UMASUDO — un mot aussi particulier à l’œil et à l’oreille que la musique.
Rien ne reste ce qu’il était. Un texte ne reste pas un texte. Une voix transformée en piste MIDI revient autre chose. Cette transformation est la méthode, et c’est aussi ce dont parlent les chansons.
Landscapes, avec le film.
Le troisième EP, et le premier où les images ont été réalisées en même temps que les chansons plutôt qu’après elles. À paraître cette année.